Notre soutien inconditionnel à la CFDT

25 avril 2010

C’est avec une joie non contenue que nous apprenons ce week-end la position ambitieuse de la CFDT sur la réforme des retraites. Voici la dépêche Reuters par laquelle la bonne nouvelle est arrivée.

PARIS (Reuters) – La CFDT n’exclut pas l’allongement de la durée de cotisation pour financer les retraites en France mais tranchera lors de son congrès en juin, a dit dimanche son secrétaire général François Chérèque. […]

Le livre culte de toute une génération.

L’allongement de la durée de cotisation « est un débat. A notre congrès, on pose ce débat-là à nos militants, donc la CFDT n’exclut pas ce principe-là », a dit François Chérèque lors du « Grand rendez-vous » d’Europe 1. […]

En 2003, le soutien de François Chérèque à la réforme des retraites de François Fillon avait provoqué un exode des militants de la CFDT. Cette fois, le syndicat n’arrêtera pas sa position avant d’avoir consulté les adhérents lors de son congrès, du 7 au 11 juin à Tours. […]

« J’ai toujours dit qu’un acquis social pouvait évoluer (…) On peut garder ces 60 ans mais avec une grande souplesse de choix individuels », a-t-il dit. […]

Interrogé sur la réforme des retraites des fonctionnaires, François Chérèque a répondu: « S’il y a des efforts qui sont faits sur cette réforme, ce sera à faire de manière équitable dans le public et le privé. » […]

Le Syndicat Pouet-Pouet ne peut que soutenir la CFDT dans cette courageuse compromission avec le patronat et le gouvernement. C’est dans le même élan que nous appelons les Français désireux de réformer en profondeur notre vieux pays, à défiler massivement le 1er mai* sous nos bannières.

* Samedi férié fort heureusement.

« Sommet social » à l’Elysée, le SPP n’en attendait pas tant!

20 février 2009

Le SPP se facilite du flot continue d’annonces médiatiques toutes plus formidables les unes que les autres.

01515380-photo-carla-bruni-sur-les-toits-de-l-elysee-dans-vanity-fairLe mercredi 18 Février 2009 avait lieu le « sommet social », la grande table ronde promise par le Président aux célèbres talonnettes, avec autour de lui les représentants des syndicats les plus exigeants du monde ; c’est à dire Bernard Thibault de la CGT (Confédération Générale de la Trahison), Jean-Claude Mailly de FO (Force Obscure) et bien entendu François Chérèque de la CFDT, notre grand concurrent en matière de syndicalisme pouet-pouet.

Bien sûr, tout le monde attendait avec impatience les mesures super-sociales de notre cher Président. Lors de cette « conférence de Yalta », entre 1,65 et 2,6 Milliards d’euros auraient été  mis sur la table. Super-Sarko à donc proposé la suppression de la première tranche d’imposition sur le revenu, d’augmenter le taux d’indemnisation du chômage partiel de 60 à 75%, de verser une prime « exceptionnelle » de 4OO ou 500 € aux chômeurs ayant travaillé  2 à 4 mois ; mais aussi, cerise sur la pièce montée, d’apporter environ 1,5 milliard d’euros à un fonds d’investissement social – allez savoir ce que cela signifie – prôné par nos chers confrères de la CFDT. Au delà de ces « grandes » mesures en direction des victimes de « la crise du siècle », d’autres réunions sont prévues dans le petit agenda en cuir de caïman du petit roi, concernant le partage des profits, auquel le MEDEF et notre chère Laurence se sont vivement opposés, l’égalité salariale homme-femme et, entre autres la modernisation du scrutin prudhommal, ce qui permettra peut-être au SPP de devenir représentatif lors des prochaines élections.

Bien évidemment, il n’est point ressorti de mesures en faveur de nos frères des DOM-TOM, où la situation s’enlise, faute à des syndicats pas assez pouet pouet, mais on s’en fout royalement, on est en métropole. Après cette grande réunion, les syndicats ont maintenu l’appel à la Grève Générale du 19 Mars, ce que nous désapprouvons totalement, car nous avons bien conscience que paralyser l’économie française toute une journée serait un désastre, et il ne faut bien sûr pas faire de vagues en attendant nos prochains rendez-vous coquins avec Sarkozy. C’est pourquoi nous ne nous battrons pas pour des augmentations de salaires,  encore moins pour une revalorisation du SMIC de 1%  3 mois à l’avance, ce qui serait une catastrophe pour nos PME, et entraînerait sûrement des centaines de milliers de licenciements dans nos multinationales adorées.

En conclusion, nous maintenons notre appel à la non-gève non-reconductible et illimitée le 19 Mars prochain.